les larmes n'eteignent pas le feu

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conçus poursengorger le centre ville, et loger rapidement les travailleurs ouvriers étrangers, ces logements sociaux ont été construits dans les années 1960. Ces fils d'ouvriers sans autre perspective que lesoeuvrement, la misère, tombent pour les plus fragiles d'entre eux dans la violence gratuite, dans le trafic et lalinquance. Pour les autres, la grande majorité, qui ne cèdent pas comptement ausespoir, la seule perspective est la même que pour leurs parents : c'est la "précarité", les petits boulots, et l'arrogance.

Les conditions de vie en banlieue:
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personnes défavorisées, des marginaux
_ pas de distraction
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les bâtiments se ressemblent tous
_ p
as d'espaces verts
_ violence, chômage, drogues
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parents divorcés
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les jeunes ont souvent des difficultés scolaires et n'ont pas d'avenir
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Comme dans laographie urbaine, un simple tour deriphérique suffit pour constater qu'aucune banlieue n'est semblable à une autre. On constate aujourd'hui que la mixité sociale est un leurre. La violence se repère dans les zones d'emplois à haut taux de chômage comme St Denis et Montreuil pour le 93 soumis aux fortes violences et agressions : 135 304 crimes et délits ont été officiellement recensés l'an dernier en Seine st Denis. La délinquance a augmenté de près de 30% en dix ans par rapport aux autres départements de la petite couronne parisienne, la densité des faits de délinquance est sans commune mesure. (l'express du 10/11/05). Cette violence est très sectorisée, puisqu'avec 100000 habitants de plus, les Hauts de Seine totalisent 30000 infractions de moins,or le taux de chomage est de 8.1 pour Boulogne Billancourt (92). Un taux de réussite au baccalauréat inférieur à la moyenne nationale, confirme les difficultés que rencontrent ces jeunes pour accéder à un avenir
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# Posté le mercredi 04 janvier 2006 08:48

Modifié le mardi 26 juin 2007 11:59

Entre deux feux

Entre deux feux
Les habitants de banlieues sont pour beaucoup issus de l'immigration, ce qui les met encore plus à défaut face aux discriminations raciales (lorsqu'ils recherchent du travail, souhaitent voter ou tout simplement quand ils se promènent dans la rue ou dans leur cité). Leur intégration est donc plus difficile, sans parler de l'Islam qui est une différence de plus à l'égart de l'état Français, mais aussi par son image péjorative après quelques évènements (du voile à Ben Laden).



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ils se trouvent entre deux cultures
_ ils ne
peuvent plus s'identifier à la culture de leurs parents et n'appartiennent pas encore à la culture française
_ I
ls sont encore plus concernés par le problème du chômage que les autres jeunes de la banlieue, par manque de formation. Ils n'accèdent pas aux hautes études (problème de langue, n'ont pas d'aide à la maison)
_ I
ls n'ont souvent aucun espoir de pouvoir mener une vie comme celle des autres

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Ils ne savent pas à quel groupe social ils appartiennent.
Leu
r témoignage, au sujet de ses derniers jours

# Posté le mercredi 04 janvier 2006 09:09

Modifié le mercredi 27 juin 2007 01:08

Comment les jeunes se construisent dans ces conditions.

Comment les jeunes se construisent dans ces conditions.
Vivant entre deux cultures, ces jeunes ont du mal à s'identifier et à se projeter dans l'avenir. Souvent en échec scolaire leur niveau d'étude reste bas. Ils rencontrent un problème de langue, ne sont pas aidés à la maison. Leurs parents sont souvent au chômage par manque de qualification ou victime de la discrimination à l'emploi, même si des lois devraient les protéger. Sur les 1 396 122 habitants de Seine St Denis, 250 000 vivent sous le seuil de pauvreté, dont 28% des moins de 20 ans.

Certains o
nt le rêve de triompher comme Zidane ou jamel Debbouze, mais savent bien que leur chance est moindre. Mise à part la scolarité, les jeunes fils d'immigrés sont déstinés au meilleur des cas à la musique (rap), au sport (football, danse), ou au septième art (acteur). C'est leur seul espoir, bien loin des réalités. Oubliés, perdus dans leurs cités, on leur reproche de ne pas avoir une identité fixe... en effet dans ce monde où tout est étiqueté, ces jeunes posent quelques problèmes, car ni français, ni étranger, ils se cachent derrière lIslam qui est leur seule propriété.

Une chose est co
mmune à tous, ils ne sont en effet représentés dans aucune instance politique ou syndicale. Très peu sont médecins, avocats, fonctionnaires, ou encore moins députés, ministres. Il faudrait donc permettre à ces jeunes de devenir ces entrepreneurs, ces créateurs, ces chercheurs dont le pays a besoin.
Ceux qu
i vont le plus mal et qui posent le plus de problèmes sont les jeunes scolarisés. Beaucoup de jeunes en échec scolaire sont orientés vers des formations professionnelles qu'ils n'ont pas souhaitées, que personne ne veut exercer (garagiste, éboueur, livreur). Par cet échec, ils sont donc peu à peu livrés à eux mêmes. Les jeunes cherchant à se lancer dans le monde du travail, doivent affronter les discriminations à l'emploi. Une enquête a prouvé en effet, que beaucoup d'emplois n'étaient pas accéssibles à tous. Les recrutements sont donc réalisés selon des critères précis, leur nom et leur visage sont une barrière pour accéder à un entretien, ce qui donne à la France une image très raciste. Ces jours ci, un débat autour d'une possible candidature anonyme à l'emploi est engagé.
Fac
e à toutes ces difficultés rencontrées, les jeunes habitants de banlieues ont tendance à opter pour un avenir plus simple mais moins certain. Ces français "RACAILLES" aux yeux de certains, sont attirés par l'argent facile.C'est pourquoi nombreux sont ceux qui sombrent dans le deal, le vol et les agressions. Ils sont prêts à commettre des délits inexcusables, mais pourtant compréhensibles,lorsqu'on observe les différents rangs sociaux et l'écart qui se creuse. L'envie d'oxygène, d'argent, pousse ces hommes, dont la nationalité est remise en cause, à se montrer et à rappeler à la France ses échecs politiques.

# Posté le mardi 14 février 2006 13:31

Modifié le dimanche 26 février 2006 13:55

En bas des tours

En bas des tours
Entre deux cigarettes, un contrôle de police, et quelques parties de foot... le quotidien d'un jeune. Le ciel est gris, les tours en premier plan... quelques jeunes sur un terrain de foot endommagé... au coin de la rue : les restes d'une poubelle brûlée, les cendres d'une voiture incendiée. Des milliers de familles nombreuses entassées dans des HLM. Une vraie ghettorisation de ces cités prend place dans ce nouveau millénaire.Rien de ce qui arrive aujourd'hui dans les banlieues n'est une surprise ; les émeutes sont le prix à payer pour vingt ans d'inaction politique et d'hypocrisie culturelle. Ces "nouveaux francais, baptisés à tort " immigrés de deuxième génération", sont dans les faits, exclus plus complètement encore que si une loi l'avait décrété.
Les contrôles musclés des gardiens de la paix hâtisent le feu. Les bavures et les propos racistes, les préjugés sont offerts à ces jeunes. Un combat sans fin, bien représenté par Mathieu Kassovitz au long du film "La haine" et de sa dernière scène. Les uns provoquent les autres, les autres veulent le dernier mot...
Des cin
éastes, des chanteurs de rap tentent à travers leurs films et leurs chansons d'avertir la société. Ils sont les porte paroles d'une partie de cette population qui souffre. Certains textes incitent à la violence, et parfois influencent le comportement des jeunes. D'autres personalités célèbres utilisent leur gloire artistique pour faire passer des messages plus politiques : retour au calme et participation citoyenne ( s'inscrire sur les listes éléctorales).

# Posté le mercredi 15 février 2006 12:00

Modifié le dimanche 26 février 2006 13:57

La banlieue fait parler d'elle

La banlieue fait parler d'elle
Appel au secours, mimétisme, concours de délits, ou réelle revendication... toutes les interprétations de ces incidents ont été évoquées. Par contre, cela a permis que l'Etat se penche sur la situation critique des banlieues. Les Francais attendaient une réponse rapide face aux émeutes. En effet, la France, pays de la liberté d'expression, ne pouvait pas accorder davantage de crédit à cette forme d'expression violente. Pourtant, brûler des voitures ne serait il pas pour ces banlieues le seul moyen de se faire entendre. Ils ont crié haut et fort leurs revendications :trouver une place dans la société et faire parler d'eux.
Deux jeu
nes morts, deux de plus, deux de trop. la goutte d'eau qui fait déborder le vase et donne place à ces incendies incessants. S'ajoutent à ces faits, les propos plus que douteux du premier ministre, candidat aux éléctions présidentielles souhaitant probablement ramasser des voix de l'extrême droite. "Racailles" et "karcher", ces deux mots raisonnent encore dans les oreilles des jeunes révoltés. Cette violence est prise pour modèle dans un premier temps dans toute la périphérie parisienne... mais se développe dans toutes les banlieues des grandes villes de province. Une bonne intégration passe par un accès à l'emploi, une reconnaissance de tout être humain quelque soit son origine. Parce que la presse a fait de ces émeutes la une de ses quotidiens pendant une dizaine de jours, également dans la presse internationale, le gouvernement se devait de proposer une réponse rapide.

# Posté le mercredi 15 février 2006 12:30

Modifié le dimanche 26 février 2006 13:59